Le lézard des murailles

lezard-remparts-bergues1

Le lézard des murailles : nouvel emblème de Bergues !

Au hasard de vos balades dans nos remparts, vous serez peut-être amenés à rencontrer le « lézard des murailles » mais savez-vous que cette curieuse petite bête est d’une part très rare car, au plus proche de Bergues, on la trouve à Halluin (à la frontière belge au nord de Lille soit à 85 km de Bergues) et à Gand (Belgique soit à 115 km de Bergues) mais aussi qu’elle est protégée par la Convention de Berne relative à la conservation de la vie sauvage ?

 

C’est pourquoi, une étude est menée par la ville de Bergues en collaboration avec la D.R.E.A.L (Direction régionale à l’Environnement) et le C.P.I.E Flandre Maritime afin de trouver une formule qui permettra au chantier école de la cccb de poursuivre la restauration des remparts (peut-être partiellement) et de préserver ce charmant reptile et son habitat.

Généralités :

Le Lézard des murailles, qui mesure en moyenne 18 à 20 cm pour un poids inférieur à 10 grammes, est un reptile. Il a des écailles sur le corps et est à « température variable » (liée à son environnement). Il peut être rencontré dès le mois de mars, et est visible jusqu’au mois d’octobre, à partir duquel il va entrer en léthargie pendant les quelques mois les plus froids de l’année. Comme chez les autres lézards, la coloration et les dessins du corps présentent une grande variabilité selon les individus.

Habitats :

Le Lézard des murailles, comme son nom l’indique, va chercher des milieux pierreux, comme peuvent l’être les murs de pierres sèches, les ballasts de voie ferrées, les talus de routes… ou les fortifications comme à Bergues, où il trouve sa dernière station officiellement connue dans le Nord-Pas de Calais ! Il sera plus facilement visible si son habitat est exposé au sud. En effet, comme tous les animaux à sang fois, le Lézard des murailles a besoin de soleil pour recharger ses batteries avant de pouvoir vaquer à ses occupations (chasse, reproduction…).

Régime alimentaire :

Le Lézard des murailles va se régaler avec la plupart des micros invertébrés qu’il va trouver dans les failles des fortifications, mais également dans les végétaux qui y poussent. Il peut s’agir de cloportes, de petits mollusques, de coléoptères, de vers…

Prédateurs :

Certains oiseaux (Faucon crécerelle par exemple) ou petits mammifères (Fouine, Belette…) comptent parmi les prédateurs « naturels » du Lézard des murailles. Mais c’est le chat domestique qui fera le plus de dégâts !

Reproduction :

Le Lézard des murailles est ovipare (il pond des œufs). Les accouplements ont principalement lieu en avril et mai et la ponte de fin mai à juillet. La ponte est composée de 2 à 10 oeufs blancs, qui sont pondus dans un trou creusé dans le sol meuble par la femelle ou sous une pierre.

Menaces :

Les menaces pesant sur le Lézard des murailles sont toutes liées à l’homme et ses activités. La première est l’altération, voire la disparition de ses milieux de vie. Ainsi, la disparition des fissures dans un mur ou de la végétation qui y pousse le prive à la fois d’abri contre les prédateurs et de nourriture. La seconde est l’effet toxique de la pulvérisation d’herbicides, pesticides… à la fois dans l’air et dans le sol (puisque le Lézard des murailles va y pondre ses œufs). Enfin, les captures et prélèvement jouent pour une petite partie de la diminution des effectifs de cette espèce.

Merci à M. SCHODET du Centre Permanent pour l’Initiation à l’Environnement Flandre maritime pour l’aide technique apportée à la réalisation de ce dossier de présentation.

 

José SZYMANIAK

Adjoint à l’Environnement et au développement durable.